Milonic DHTML/JavaScript Menu Sample Page DHTML JavaScript Menu By Milonic
Centre de formation
Cantine scolaire
Nos Programmes sont réalisés avec l'appui de :
accueil>L’historique des ECP/CBCA

De prime abord, que signifie l’abréviation " ECP/CBCA " ? Cela veut tout simplement dire : Ecoles conventionnées protestantes de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique. Il s’agit des écoles du niveau maternel, primaire et secondaire. Elles sont dites conventionnées puisque ce sont des écoles publiques, c-à-d étatiques, agréées mais qui sont confiées à l’Eglise (CBCA) qui en assure la gestion quotidienne selon les modalités fixées d’un commun accord. Elles sont dites protestantes du fait qu’elles sont gérées par une église chrétienne protestante.

En fait, la " CBCA " se définit comme un église baptiste fondée sur la doctrine biblique et qui prêche la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ à l’homme tout en entier (corps, âme, et esprit ). Elle est une communauté des chrétiens qui accomplissent la recommandation de Jésus-Christ afin de baptiser les nouveaux croyants et de les recevoir dans la communion du Seigneur Jésus-Christ. Elle s’efforce donc de gagner les âmes, les enseigner, les équiper spirituellement et physiquement avant de les envoyer.

En effet, pour avoir accès à la révélation et aux faits historiques consignés dans la Bible, il faut absolument savoir lire. Par ailleurs, l’Eglise CBCA se donne l’objectif de s’occuper du salut de l’homme tout entier. C’est pourquoi, elle s’efforce de mettre sur pied les structures pouvant lui faciliter l’atteinte de ses objectifs. Dans cet ordre d’idées précis, dès l’arrivée de premiers missionnaires américains en Afrique et à l’est de la République Démocratique du Congo en particulier, ils ont constaté que les autochtones étaient tous illettrés.

Ainsi, les premières écoles furent créées dans les stations missionnaires pour apprendre à la population et aux nouveaux croyants (adultes et enfants) à lire et à écrire. Ce type d’écoles ont fonctionné de 1927 à 1959 . Au fur et à mesure que les années passaient, ce système scolaire rudimentaire s’améliorait de plus en plus. Mais les bulletins des points, les attestations et les certificats délivrés dans ces écoles essentiellement d’alphabétisation n’étaient pas reconnus par les autorités coloniales belges. Celles-ci n’y intervenaient pas du tout ni ne fournissaient aucune subvention pour le fonctionnement et le paiement des éducateurs.

A la veille de l’indépendance du Pays en 1960, les esprits des autochtones, y compris les croyants,se surchauffent Les fidèles de la CBCA réclament, à l’instar de l’Eglise catholique, des écoles agréées et subsidiées par l’Etat. Après tiraillements et confrontations avec les missionnaires expatriés, deux écoles primaires sont finalement agréées et subsidiées à Katwa et à Kitsombiro, les deux premières stations missionnaires dans le territoire de Lubero, province du Kivu, au Congo Belge, aujourd’hui République Démocratique Congo.

De 1963 à 1974, le nombre des écoles primaires augmente sensiblement ; presque toutes les anciennes écoles primaires privées s’adaptent aux exigences étatiques pour être agréées par l’Etat et pouvoir bénéficier donc des subsides étatiques. La première école secondaire s’ouvre à Ndoluma en 1963, dans une ancienne école pour mulâtres. Ces écoles primaires et secondaires sont gérées directement par un responsable nommé par le Chef de l’Eglise en tant que chef du service de l’enseignement au sein du bureau central de l’Eglise.

A partir de 1975, l’Etat congolais prend la décision de gérer directement toutes les écoles publiques pour mettre fin, soi-disant, aux rivalités entre confessions religieuses dans le domaine de l’enseignement. En réalité, c’est pour pouvoir intervenir dans le recrutement des élèves, l’affectation des enseignants : il y a donc étatisation de toutes les écoles. Le personnel se sent tout- à- fait libre. Il en est de même du personnel de direction. Les anti-valeurs élisent domicile dans les écoles.

C’est la catastrophe car les grossesses des élèves se multiplient,la corruption bat son plein : les parents d’ élèves tirent la sonnette d’alarme face à cette dégradation rapide de la situation ,surtout sur le plan moral, scientifique,intellectuel… En février 1977, il y a des négociations entre les Eglises et l’Etat ; celles-ci aboutissent à la signature d’une convention scolaire et à la rétrocession des écoles aux Eglises. Il s’agit de quatre églises principales du Pays : l’Eglise catholique romaine, l’Eglise du Christ au Congo, l’Eglise kimbanguiste, et un peu plus tard, le Culte musulman.

La CBCA fait partie de l’Eglise du Christ au Congo qui regroupait alors une cinquantaine de dénominations protestantes, dites Communautés. La CBCA récupère donc toutes ses anciennes écoles et elle a la possibilité de solliciter même des écoles jadis gérées directement par l’Etat congolais .C’est dire que les Eglises étaient jugées crédibles par l’Etat. La Convention scolaire de 1977 précise les nouvelles modalités de gestion des écoles publiques par les Eglises.

Chaque Eglise signataire de cette convention a le droit de créer un bureau de coordination dans une entité politico-administrative donnée si elle peut y justifier la présence d’au moins 45 écoles viables mécanisées. Le gestionnaire de cette coordination porte le titre de Coordinateur communautaire, diocésain, ou sous-régional suivant l’organisation de chaque Eglise. Le bureau de coordination compte quatorze agents .Le chef de l’Eglise propose le candidat coordinateur de ses écoles. Il en est de même aux niveaux provincial et national. Le Ministre de l’éducation national examine ces candidatures avant de les entériner éventuellement en tenant compte des conditions requises.

Des conseillers d’enseignement du primaire et du secondaire sont également désignés au prorata des classes du primaire ou du secondaire organisées par la coordination communautaire.

L’Etat s’engage à payer les agents, à construire les écoles, à les équiper et à les faire fonctionner. L’Eglise peut aussi construire et équiper selon ses moyens propres. L’Etat et l’Eglise peuvent pendre l’initiative d’ouvrir les nouvelles écoles en respectant les conditions ad hoc.

DE 1977 à 2008, le nombre des écoles gérées par la coordination des ECP/CBCA n’a fait qu’augmenter suite aux initiatives et aux réclamations des populations dans les milieux où sont implantées les églises locales de la CBCA. En fait, l’Eglise CBCA se préoccupe de façon spontanée et en permanence de l’instruction et du bien-être de la population et de la jeunesse en particulier.

Le nombre des conseillers du primaire du secondaire dépend du nombre des classes mécanisées, à chacun de ces deux niveaux. La mécanisation des écoles et des classes se fait par le service de contrôle et de la paie des enseignants, SECOPE en sigle. Or, il existe souvent beaucoup d’écoles et de classes qui remplissent les conditions d’être mécanisées mais qui n’ont jamais été mécanisées. Et pourtant, la prise en charge d’une école par l’Etat n’a lieu qu’après la mécanisation de cette école par le SECOPE. C’est dire que de nombreuses classes peuvent exister sur terrain sans entrer en ligne de compte pour la désignation des conseillers. Cependant, lors de ses visites sur terrain, le conseiller d’enseignement a le devoir de visiter toutes les classes sans distinction.

Vu le nombre d’écoles organisées, le nombre des coordinations devait augmenter à raison d’une coordination pour 45 écoles au moins dans une entité politico-administrative (territoire ou province). Selon ce principe, les E.C.P./C.B.C.A. devaient avoir logiquement au moins une coordination dans les territoires et provinces suivants :Beni, Lubero, Rurshuru, Goma et Sud-kivu.

L’équipe actuelle de la coordination fait donc le travail de plusieurs bureaux de coordination. Le travail est donc immense. Face à l’ampleur du travail, la coordination a dû créer des antennes à Butembo et à Beni. Quelques agents de la coordination travaillent dans ces antennes. En outre, quelques personnes leur ont été adjointes pour efficacité et sont supportées par les écoles. Quant à la Province du Sud-Kivu , un bureau de conseiller résident fonctionne et compte cinq personnes :

| | Accueil | ©Communauté Baptiste au Centre de l'Afrique - Coordination Communautaire des Ecoles Conventionnées Protestantes ® 2010