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Difficultés

Il faut d’abord parler ici de la difficulté dont souffrent les aumôniers lors de l’exercice de leur fonction dans les écoles. Parfois on les taxe des services secrets de l’autorité directe de l’église qui gère l’école. Cette confusion s’aggrave lorsque c’est l’autorité scolaire de la place qui la nourrit. Parfois, ils ont des difficultés pour agir comme pasteur auprès même de l’autorité scolaire.

Les enseignants, eux, en arrivent aussi à les prendre pour des agents suspects, ceux qui seraient en connivence avec l’autorité scolaire et avec l’autorité religieuse. Agissant jusqu’ici dans plusieurs écoles comme des professeurs de religion, des professeurs comme les autres qui assument des cours à caractère scientifique selon le programme officiel, les aumôniers perdent leur force pastorale auprès des membres du corps enseignant.

A l’école primaire, la chose se complique davantage. En effet, il n’y a pas un poste d’aumônier. Comme si c’est seulement au niveau des élèves du secondaire qu’on a des cas qui peuvent avoir besoin du service d’une aumônerie scolaire.

Croire que les services de l’aumônerie sont là seulement au bénéfice de la religion que pratique l’Eglise qui gère les écoles est une erreur. Ce que font les aumôniers est d’une portée de valeur qui profite grandement aux élèves comme personnes, à l’action pédagogique même que l’Etat attend de ces institutions scolaires, à l’avenir même de l’Etat, en ce sens que ce dernier n’a pas besoin des grands diplômes seulement, encore faut-il que leurs détenteurs aient une conscience débout. Le Congo a en effet prouvé que ce sont les détenteurs des grands diplômes qui sont prêts à trahir la nation.

Il existe un problème jusque-là insoluble. En effet, quand l’Etat ne parvient pas à payer un salaire décent alors que aux agents des institutions publiques, l’Eglise qui a signé la convention se trouve en dilemme pour ajouter un aumônier à l’école. Les gestionnaires des écoles conventionnées qui trouvent pourtant l’importance de ce poste d’un aumônier n’ont pas, eux, non plus, des moyens pouvant permettre que se différencie le professeur de religion de l’aumônier comme tel.

En effet, le professeur de religion qu’agrée l’Etat ne peut pas avoir un temps suffisant à consacrer à l’écoute des élèves. Alors que les temps sont ceux des traumatismes inouïs, le gros morceau de la question reste à résoudre dans l’avenir. Mais, par qui ? Peut-être certaines ONG qui s’intéressent aux œuvres religieuses peuvent être utiles dans ce cadre bien précis du rôle si important dans les écoles.

Leçons tirées

C’était vraiment une grave erreur quand la RD Congo de Mobutu voulait étatiser tout. Ce que les aumôneries scolaires offrent comme services dans les écoles ne peut nulle part être couvert par les fonctions des postes existants et qui y sont à l’œuvre. Même le Conseiller Pédagogique affecté avant dans les écoles n’avait pas les atouts ni des outils appropriés pour pénétrer le terrain que couvrent les services de l’aumônerie. Et même le poste du professeur de religion ne peut pas y parvenir. L’expérience vécue des activités de l’aumônerie aujourd’hui dans deux écoles pilotes : l’Institut Himbi et l’Institut Majengo le démontre clairement.

Le temps du counseling à l’école, ces minutes ou ces heures qu’un aumônier consacre à l’écoute recréatrice des élèves traumatisés sont tous d’une valeur dont la portée décante utilement le terrain même de l’action pédagogique à l’école. Sur ce, il n’est plus à douter qu’il faut que chaque école ait toute une infrastructure pour l’aumônerie.

Et pour mieux mettre du goût à ces leçons, nous citons ici le Coordinateur des ECP/CBCA dans sa contribution avec Jérôme Kasereka Muvunga (Le rôle des églises dans le domaine de l’éducation et de la santé) au livre, Entwicklungsträger in der DR Kongo : Entwicklungen in Politik, Wirtschaft, Religion, Zivilgesellschaft und Kultur édité par Manfred Schulz, publié en Allemagne chez Lit Verlag Dr. W. Hopf à Berlin en 2008.

Cet article co-produit a ceci dans sa conclusion sur l’éducation : ’Vouloir écarter les Eglises à la gestion des écoles est une bévue grave surtout dans les états où la vraie démocratie n’a pas encore vu le jour. L’étatisation des écoles au Congo a, en peu de temps (2 ans), conduit une bonne partie du peuple congolais au libertinage, à la dérive sur bien de plans’. Ce ton se lit à la page 356 du dit livre. Et il y a lieu d’en trouver d’ample lueur en entrant sous les ondes de www.umverteilen.de

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